Où en est le projet ?
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Le projet porte sur la construction de la nouvelle ambassade des États-Unis d'Amérique en Belgique, sur le site du Cours Saint-Michel 40-60 à Etterbeek. Il s'agit d'un projet d'envergure qui implique :
la démolition complète de l'immeuble de bureaux actuellement présent sur le site (62.181 m²) ;
la construction des nouveaux locaux de l'ambassade (34.517 m²) ;
l'aménagement des abords du bâtiment.
Sur le plan urbanistique, le projet entraîne une transformation radicale de l'affectation du site : d'un immeuble de bureaux privés, le bâtiment devient un équipement de service public au sens du droit bruxellois de l'aménagement du territoire.
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Ce projet fait l'objet d'une demande de permis mixte, c'est-à-dire qu'une demande de permis d'urbanisme et une demande de permis d'environnement sont instruites simultanément.
Compte tenu de l'ampleur du projet, une étude d'incidences a été imposée. Il ne s'agit pas d'un simple rapport d'incidences : l'étude d'incidences est l'instrument le plus approfondi prévu par le Code Bruxellois de l'Aménagement du Territoire (CoBAT). Elle analyse de manière détaillée les impacts du projet sur l'environnement, la mobilité, le cadre de vie et les riverains.
L'autorité délivrante est la Région de Bruxelles-Capitale, représentée par le fonctionnaire délégué d'Urban.brussels — et non la commune d'Etterbeek. Ce choix de compétence est lié à la nature du projet (équipement d'intérêt collectif de grande envergure) et à l'implication d'une représentation diplomatique étrangère.
Le délai légal d'instruction est fixé à 450 jours à compter de la déclaration de complétude du dossier (30 mai 2025)
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DeVoici la chronologie officielle du dossier, telle qu'elle figure au registre public :
Chronologie officielle du dossier
17 avril 2025 — Envoi et dépôt officiel de la demande de permis
30 mai 2025 — Dossier déclaré complet — c'est cette date qui déclenche officiellement le délai d'instruction de 450 jours
12 juin 2025 — Avis rendu par la SIAMU (pompiers)
À venir — Décision finale (notification) — attendue au plus tard aux alentours de septembre 2026
À venir — Date de mise en œuvre éventuelle des travaux
Le dossier a été déclaré complet le 30 mai 2025. C'est cette date qui déclenche officiellement le délai d'instruction de 450 jours. Sur cette base, la décision pourrait intervenir au plus tard aux alentours de septembre 2026, sauf prolongation ou suspension du délai.
À ce jour, aucune décision n'a encore été rendue. Le dossier est en cours d'instruction active.scription t
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Source : rapport préparatoire à l'étude d'incidences (document actuellement retiré de la consultation en ligne)
a. Une durée de chantier exceptionnellement longue
L'étude d'incidences est particulièrement claire sur ce point : en supposant que les permis soient obtenus fin 2026, les travaux pourraient commencer en 2027.
La durée totale est estimée à 85 mois, soit environ 7 années de chantier, décomposées comme suit :
24 mois de démolition de l'immeuble de bureaux existant
61 mois de construction du nouveau bâtiment
Les riverains du Cours Saint-Michel, de la rue Père de Deken et de la rue de la Grande Haie devront donc composer avec un chantier actif de grande envergure de 2027 jusqu'aux alentours de 2034.
b. Des volumes de matériaux considérables
Le chantier impliquera des flux de matériaux massifs, avec notamment :
960.000 m³ de déchets à évacuer lors de la phase de démolition
104.000 m³ de remblai à importer sur le site
703.000 m³ de matériaux de construction à acheminer lors des phases suivantes
Ces chiffres donnent la mesure de l'intensité du trafic de poids lourds que le quartier devra absorber pendant plusieurs années.
c. Le trafic de poids lourds :
Face à ces volumes, le demandeur s'est engagé à imposer à l'entreprise de démolition et de construction de privilégier les itinéraires recommandés pour les poids lourds, passant par l'avenue de Tervueren, la rue de la Gare et la Place Saint-Pierre.
Le stationnement des différents corps de métier s'effectuera via la rue Père de Deken.
d. Impact sur les piétons
Durant les phases de chantier, la circulation piétonne devra être déviée vers les trottoirs opposés via des itinéraires balisés et clairement identifiables. Des passages piétons temporaires devront être implantés afin d'éviter des détours trop importants. Des passages sécurisés pourront également être aménagés le long des limites du chantier.
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Dans le cadre de l'instruction, plusieurs instances spécialisées ont été ou seront amenées à remettre un avis :
Bruxelles Mobilité — administration régionale en charge des infrastructures et de la mobilité, chargée d'évaluer l'impact du projet sur la circulation et les transports.
SIAMU — Service d'Incendie et d'Aide Médicale Urgente de la Région bruxelloise, dont l'avis a été rendu le 12 juin 2025.
Vivaqua — gestionnaire de l'eau potable et des égouts, consulté pour les aspects liés aux réseaux.
Astrid — réseau de télécommunications sécurisé des services de secours, consulté pour les questions de compatibilité avec les infrastructures de sécurité.
Access and Go — instance spécialisée dans l'accessibilité et les besoins des personnes à mobilité réduite.
La Commission de concertation — organe consultatif local chargé d'examiner les demandes de permis et de formuler des avis. C'est dans ce cadre qu'une enquête publique est organisée, permettant aux riverains de consulter le dossier et de formuler des observations.
Le Collège communal d'Etterbeek — l'exécutif communal est également consulté dans le cadre de la procédure.
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Le projet est actuellement en phase d'instruction administrative. Aucun chantier ne peut légalement débuter avant la notification d'un permis définitif et l'expiration des éventuels délais de recours.
Si un permis est accordé, les riverains disposent d'un droit de recours devant le Collège d'Urbanisme, puis éventuellement devant le Conseil d'État. Ces recours peuvent conduire à une suspension ou une annulation du permis.
Si le projet évolue — enquête publique ouverte, décision rendue, recours introduit — nous vous en informerons sur cette page.
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Le dossier est public et consultable en temps réel sur le portail officiel de la Région :
La position du Comité de quartier Saint-Michel
Un projet qui peut être une opportunité — à certaines conditions
Le Comité de quartier Saint-Michel ne s'oppose pas par principe au projet d'implantation de la nouvelle ambassade des États-Unis. Sur la base des échanges menés avec les riverains, nous considérons que ce projet peut constituer une réelle opportunité de transformation positive du quartier — à condition qu'il ne se limite pas au seul bâtiment principal et qu'il s'inscrive dans une vision d'ensemble cohérente et ambitieuse.
Le site du Cours Saint-Michel est aujourd'hui un espace fragmenté, peu lisible, faiblement fréquenté et perçu comme peu sûr, en particulier en soirée. Il forme une frontière physique entre les quartiers de la rue Père de Deken et de la rue de la Grande Haie, sans continuité ni intégration urbaine satisfaisante. La dégradation progressive de certains bâtiments annexes — notamment l'ancienne agence ING — renforce le sentiment d'abandon ressenti depuis l'espace public.
Ce projet peut changer cela. Mais seulement si les bonnes conditions sont posées.
Ce que nous défendons : un grand parc ceinturant, ouvert et vivant
Notre vision est celle d'un parc paysager continu et accessible, ceinturant le site de l'ambassade et reliant les deux quartiers aujourd'hui séparés. Concrètement, cela implique :
L'intégration de toutes les parcelles du périmètre — et pas seulement le bâtiment principal. Le site comprend, rappelons-le, non seulement la parcelle 241B2 (ancien bâtiment ING et parc existant), mais aussi les parcelles 235V000 et 235W000 (ancienne agence ING), ainsi que les parcelles 235H000 et 235F000 (parkings ING) le long de la rue Père de Deken. L'ensemble doit être pensé de manière cohérente.
Le désencaissement progressif du parc existant, au moyen d'une pente paysagère douce facilitant les cheminements piétons et améliorant la sécurité perçue, notamment en soirée.
La démolition du petit bâtiment de l'ancienne agence ING, afin de garantir la continuité paysagère entre les différentes parties du site.
Un espace ouvert, sans barrières physiques, conformément aux engagements exprimés par les autorités américaines — à l'image de ce qui a été réalisé autour de l'ambassade des États-Unis à Londres.
L'articulation avec la parcelle communale 235C, dont la Commune d'Etterbeek envisage le réaménagement dans le cadre d'une réflexion plus large sur les espaces publics du quartier.
L'ambition est simple : créer un parc de quartier de qualité, dans l'esprit du Jardin Jean-Félix Hap — un espace verdoyant, apaisé, accessible à toutes et tous, propice aux rencontres et à la mixité sociale, pleinement intégré au tissu urbain.
Nos préoccupations principales
Si nous abordons ce projet avec un regard ouvert, nous ne fermons pas les yeux sur les impacts réels qu'il implique pour les riverains. Plusieurs points retiennent particulièrement notre attention.
La durée du chantier est notre préoccupation la plus immédiate. L'étude d'incidences elle-même l'indique sans ambiguïté : en supposant les permis obtenus fin 2026, les travaux pourraient s'étaler de 2027 à 2034, soit 7 années consécutives de chantier dans un quartier résidentiel dense. C'est une réalité que les riverains doivent connaître et anticiper.
Les flux de poids lourds générés par la démolition et la construction représentent un risque sérieux pour la qualité de vie et la sécurité du quartier. Les engagements pris dans le rapport préparatoire — itinéraire privilégié par l'avenue de Tervueren, interdiction de traversée des quartiers résidentiels à l'est — doivent être formellement intégrés dans les conditions du permis, avec des mécanismes de contrôle effectifs. Un engagement informel ne suffit pas.
La sécurisation du périmètre pendant toute la durée des travaux devra être assurée de manière rigoureuse, notamment pour les piétons et les cyclistes.
La vitalité du quartier pendant le chantier est également un enjeu. Nous souhaitons que les aménagements paysagers des abords puissent, dans la mesure du possible, intervenir avant les travaux du bâtiment principal, afin de réduire le sentiment de désaffection du site et de maintenir la cohésion du quartier durant cette longue période.
Nos démarches auprès de la Commune
Le Comité de quartier entretient un dialogue régulier avec la Commune d'Etterbeek sur ce dossier. Nous nous réjouissons de la qualité de la concertation et de l'écoute dont fait preuve la Commune à notre égard jusqu’à présent.
Nous avons notamment été associés à la réflexion sur la consultation citoyenne lancée par le Bourgmestre en janvier 2025, par laquelle les riverains étaient invités à exprimer leur perception du site. Nous avons soutenu cette initiative et encouragé l'ensemble des habitants du quartier à y participer.
Nous avons également transmis à la Commune notre vision d'un aménagement paysager d'ensemble, en insistant sur la nécessité d'une coordination étroite entre le projet de l'ambassade et le futur réaménagement de la parcelle communale 235C, afin d'assurer une cohérence globale des espaces publics. Consultez notre page sur l’aménagement du Skatepark
Ces échanges se poursuivent. Nous continuerons à représenter les intérêts des riverains à chaque étape de la procédure.
Ce sur quoi nous serons vigilants
Nous serons particulièrement attentifs aux points suivants tout au long de l'instruction et, le cas échéant, de la mise en œuvre du projet :
L'enquête publique — dès son ouverture, nous mobiliserons les riverains pour qu'ils puissent déposer leurs observations. C'est le moment le plus important pour faire entendre la voix du quartier. Nous vous informerons dès que la date sera connue.
Les conditions du permis — nous vérifierons que les engagements pris par le demandeur (itinéraires poids lourds, maintien du passage piéton, gestion des nuisances) sont bien traduits en conditions contraignantes dans le permis, et non laissés à la seule bonne volonté de l'entreprise.
La conception des abords — nous serons attentifs à ce que le projet paysager soit à la hauteur des enjeux, ouvert sur le quartier et non replié sur lui-même derrière des grilles ou des dispositifs sécuritaires disproportionnés.
Le calendrier des aménagements — nous plaiderons pour que les espaces publics ceinturant le site soient aménagés le plus tôt possible, sans attendre la fin des 7 années de chantier.
La coordination avec la parcelle communale 235C — ce terrain adjacent doit être intégré dans une vision cohérente et ne pas être traité de manière isolée.
Le Comité de quartier Saint-Michel se tient à la disposition des riverains pour toute question. N'hésitez pas à nous contacter ou à assister à nos prochaines réunions.
Chronologie
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Lancement de l'enquête publique sur le projet d'ambassade à Etterbeek. Le comité Saint-Michel publie son avis officiel. → Enquête Etterbeek (PDF) · Avis du comité (PDF)
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Description : La commune d'Etterbeek communique officiellement sur les modalités d'implantation de la future ambassade américaine. → Note d'information (PDF)
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Description : L'Echo publie les premières modélisations 3D. Une demande de permis est officiellement déposée. → Modélisation 3D – L'Echo (PDF) · Forbes (16/06)
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Le 30 janvier, 200 riverains se réunissent au Collège Saint-Michel. La commune formule ses exigences : maintien du parc, cheminement piéton, occupation temporaire du site avant travaux. → Invitation (PDF) · Compte-rendu · CR complet (PDF)
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Les États-Unis confirment l'acquisition du site pour deux missions diplomatiques. Promesse : pas de bunker, pas d'enceinte fermée. Coût pour Etterbeek : ~2 millions d'euros de revenus annuels perdus. → La Libre (14/12) · US Embassy Brussels · Communiqué comité (PDF)
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